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Droit et politique togolais

Election présidentielle du 22 février 2020 au Togo : La Cour constitutionnelle choisit sept concurrents

20 Janvier 2020 , Rédigé par Zeus Dodji AKPATCHA Publié dans #Elections, #Droit constitutionnel

Qui sera élu président de la République togolaise en 2020?

La huitième élection présidentielle sous la IVe République au Togo verra s'affronter sept (7) candidats . C'est ce qui ressort de la décision de la Cour constitutionnelle du 17 janvier 2020 portant publication de la liste des candidats.

La juridiction constitutionnelle togolaise s'est prononcée, conformément à l'article 156 du Code électoral, sur la liste des candidats enregistrée et transmise par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour publier la liste définitive des candidats à l'élection présidentielle. Sur les dix (10) candidatures enregistrées par la CENI le 8 janvier 2020, la Cour constitutionnelle en a retenu sept (7). Sur les trois (3) candidats qui seront absents au premier tour du 22 février 2019, deux (2) ont vu leur candidature rejetée par les juges alors qu'un candidat s'est désisté.

Parmi les sept candidats du premier tour, figure le président sortant Faure GNASSINGBE, 53 ans, au pouvoir depuis 2005 et candidat du parti Union pour la République (UNIR) fondé en 2012 sur les cendres de l'ancien parti unique, le Rassemblement du peuple togolais (RPT). Il se présente ainsi pour son quatrième mandat, bénéficiant ainsi des dispositions de l'article 158 al.2 de la Constitution, issues de la loi constitutionnelle du 15 mai 2019. En effet, si cette loi constitutionnelle rétablit la limitation du mandat présidentiel à deux (2), l'article 158 al.2 empêche expressément l'application des dispositions du nouvel article 52 au chef de l’État en exercice, qui bénéficie ainsi d'un privilège constitutionnel. Théoriquement, ce dernier ne peut être freiné par la limitation du mandat qu'en 2030.  Face au dépositaire de la "dynastie Gnassingbé", six (6) opposants zélateurs de l'alternance.

Candidat pour la troisième fois après 2010 et 2015, le candidat de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) principal parti d'opposition, Jean-Pierre FABRE espère que cette fois sera la bonne après avoir terminé comme dauphin du président les deux fois où il s'est présenté. Désigné comme le "candidat unique de l'opposition" ou "le candidat de Monseigneur Kpodzro", l'ancien Premier ministre Messan Agbéyomé KODJO, a quant à lui à cœur de s’intercaler entre le président sortant et son dauphin des deux dernières élections, voire plus haut. Mais pour y arriver, il va falloir qu'il réussisse d'abord à réaliser l'union de l'opposition au nom de laquelle il se présente. Outre ces trois mastodontes, le professeur Komi WOLOU du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), Aimé Tchabouré GOGUE de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), Georges William KUESSAN de Santé du peupe (SP) et Mohammed TCHASSONA-TRAORE du Mouvement citoyen pour la démocratie (MCD) espèrent quant à eux , jouer les trouble-fêtes.

La Cour constitutionnelle a rejeté les candidatures de Innoncent KAGBARA et Aubin THON respectivement pour non respect de la condition de résidence et pour insuffisance du nombre de signatures des électeurs. Nous y reviendront. Quant à la seule candidature féminine enregistrée par la CENI, la cour n'a même pas eu l'occasion de se prononcer là-dessus puisque madame Afiwa KPETIGO, a finalement désisté.

Place à la campagne....

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